Affichage des articles dont le libellé est Soja. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Soja. Afficher tous les articles

Porridge automnal, châtaigne & citrouille !


... encore un porridge me direz-vous ? 
Vous n'auriez pas tout à fait tort mais celui-ci est encore un petit peu différent des précédents puisqu'il allie épices, courge, flocons de châtaigne & sarrasin grillé. En me relisant, vous auriez finalement raison de me dire que je rabâche ! Mais j'aime trop le duo châtaigne-kasha ! Et je raffole encore davantage de mon porridge. J'espère ne pas m'en lasser de sitôt ... et ne pas vous lasser vous aussi ... ?

C'est le cas ?

La prochaine fois, je pense vous proposer une version cacaotée, ça vous dirait ? Moi oui ! ;-) N'empêche que rien ne vous empêche d'ajouter une belle cuillère de cacao ou de caroube dans cette présente version. Voilà même une idée qu'elle est drôlement bonne, non ?!! Pourquoi n'y ai-je pas pensé en me préparant mon bol ...

Cela me fait dire et penser que je vais tenter de classer mes recettes, notamment l'index sucré, afin de faciliter les recherches. Certains penseront une nouvelle fois qu'il serait temps ! Je sais ...

Place à la gourmandise. Oh qu'il était divin ce porridge !


La recette
( pour un bol d'ogresse affamée )

2 càs rases de petits flocons d'avoine ■ 3 càs rases de kasha décortiquée ■ 4 càs rases de flocons de châtaigne toastés ■ 1 càs rase de son d'avoine ■ 1 càs rase de lécithine de soja ■ 1 càc de graine de lin broyé  ■ 1 belle poignée de goji ( ou canneberges séchées à défaut ) ■ 15 à 20 cl de lait végétal ( lait d'amande ici ) ■ 1 càs de jus d'orange pressée ( ou clémentine ) ■ 1 càs de gros raisins blonds secs ■ 3 càs de purée de courge maison ■ 1/2 càc de vanille en poudre ■ 1/2 càc de pumpkin pie spice ( à défaut de cannelle moulue par exemple ) ■ 1 pincée de sel ( facultative ) 

Pour servir : Sirop d'agave brun ( il a goût de sirop d'érable le mien, je trouve ! ), graines de courge, lamelles de prune rouge, myrtilles, une pointe de couteau de cannelle, par exemple.


Le déroulement

1} Préparez la purée de courge la veille dans l'idéal ( ou utilisez une conserve > la couleur sera d'autant plus orangée mais chez moi, pas de conserve de ce type ! ).

2} Placez les flocons, le soja, le son d'avoine, la lécithine de soja et les graines de lin préalablement broyées et gonflées dans un peu de lait végétal, dans la casserole.
Ajoutez les fruits secs et versez le lait d'amande ( avec du lait de noisette, ce doit être bien bon aussi ! ou de châtaigne ! ).

3} Portez rapidement à feu vif puis stoppez la cuisson.
Couvrez et réservez en dehors du feu 3 min environ.

4} Réchauffez la purée de courge puis associez-la au porridge.
Ajoutez les épices ( sel et sucre également à votre guise ) et le jus d'orange puis mélangez intimement.

5} Dégustez ! Savourez !
Hum ...


Je clos ma trilogie " citrouillée " avec ce porridge et vous proposerai bien vite une petite recette, sans prétention mais délicieuse, aux accents de chez moi. 

A très bientôt mes gourmand(E)s et n'oubliez pas de cliquer en-haut à droite pour le concours du meilleur blog **



Pâté de soja & pois chiche aux petits pois


... oui, encore des petits pois !
... oui, encore des pois chiches !!

J'ai fait cette terrine il y a déjà quelques semaines et à l'aube de l'automne, je m'aperçois que les petits pois ont peu à peu déserté les étals. J'en ai encore aperçu par chez moi hier mais en très petite quantité. J'ai, ici, utilisé des petits pois frais mais rien n'empêche de consommer des petits congelés voire même de varier les plaisirs et préparer ce pâté avec un autre légume, verts par exemple ( brocolis ou  haricots verts ) ou non ( carottes, butternut, etc ).

Découverts lors de mon dernier passage en France, les flocons de soja toastés se sont avérés une merveilleuse parade au tofu soyeux, notamment, dans cette préparation. L'association avec les flocons de pois chiches était une évidence. Rappelez-vous ma terrine de pois chiches au cumin. Si simple à réaliser avec un minimum d'ingrédients pour un maximum de surprises pour les papilles ! J'aime les choses simples et savoureuses et il faut dire qu'ici encore, l'on se régale !
Les flocons de soja toastés possèdent une légère saveur biscuitée idéale lorsque marriés aux flocons de pois chiches dont la force caractéristique peut ne pas être appréciée de la majorité. Les petits pois doux et délicatement sucrés ( ceux du jardin doivent être encore meilleurs ) trouveront parfaitement leur place dans cette terrine surprenante parfumée au miso. J'utilise ce dernier depuis quelques années déjà, l'ayant découvert en Californie, mais avoue le préférer aujourd'hui aux diverses autres sauces tamari, shoyu ou soja. Il est merveilleux pour rehausser une sauce ( rien que quelques cuillères de crème de soja, épeautre ou autre combinées avec une cuillère de pâte de miso, quelques tours de poivre et un soupçon de levure maltée et l'on obtient une jolie sauce pour un merveilleux plats de spaghettis à déguster en amoureux ! ), parfait pour assaisonner les terrines, les farces, etc. Bref, il est lui aussi devenu un pilier de ma cuisine et trouve toujours sa place dans l'un des compartiments de mon réfrigérateur !

Heures après heure, l'été cède gentiment sa place à l'automne et je ne vous cache pas que je troque petit à petit mes salades, sandwiches froids et autre gaspachos pour de merveilleux petits plats mijotés en sauce, veloutés et autres mousselines de légumes.
Les soirées sont si courtes que dorénavant rien ne compte plus que le doux " pelotonnage " d'après diner une tasse fumante à la main. La croisée des saisons. L'envol de l'été. L'arrivée de l'automne. Pour seul point commun, le ravissement des sens.

Je ne m'égarerais pas davantage car le temps file définitivement trop vite et je m'en voudrais que vous ne trouviez plus de petits pois pour réaliser cette terrine !


▼  La recette

1 verre de flocons de soja toasté ◆ 1 verre de flocons de pois chiche ◆ 2 verres de lait végétal ( soja & riz, ici ) ◆ 1 verre de farine ( soja, millet et chanvre, ici ) ◆ 1 verre de petits pois frais ◆ 1 càs d'huile de chanvre ◆ 1 càs de levure maltée ( en paillettes ) ◆ 1 càs de graines toastées maison ( sésame, sésame complet, noir et courge, ici )  3 gouttes d'HE de gingembre ◆ 2 gouttes d'HE de coriandre ◆ 2 gouttes d'HE de menthe ◆ 2 càc de miso brun ◆ Sel ( modérément, le miso sale déjà ) & Poivre 5 baies au goût 


▼  Le déroulement ▼

◆ Préparez les petits pois.

◆ Dans un saladier, mélangez ensemble les flocons, les farines, les graines toastées, la levure maltée puis le sel et le poivre.

◆ Dans un autre petit bol, versez le lait, l'huile et délayez le miso.
Faites tiédir légèrement le mélange liquide puis ajoutez les huiles essentielles avant de versez le tout sur le mélange sec.

◆ Incorporez les petits pois.
Amalgamez.

◆ Versez la préparation dans un grand moule à cake ( préalablement huilé ou non selon que l'on utilise du silicone ou pas ).

◆ Laissez cuire 25 min à 180°C.
Démoulez puis servez chaud ou froid ( meilleur froid à mon goût sans compter que la texture reste très ferme et le cake ne s'émiette pas ainsi -sans temps de repos, le cake se découpe plus laborieusement !- ) avec une purée de tomates ou de noix ( de chanvre aussi ... hum ! ) de votre choix et une belle tartine !

Accompagné d'une salade verte ou de crudités ( courgettes, tomates cerises, concombre par exemple ), ce pâté constitue un repas complet et ... délicieux ;-)


J'espère avoir fait assez vite et vous avoir convaincus.
Si tel n'est pas le cas, conservez précieusement la recette pour le printemps prochain !

A très bientôt mes gourmand(E)s **



Porridge onctueux soja~avoine~sarrasin aux fruits de saison


Qui dit premier lundi de septembre dit aussi rentrée des classes demain pour nos bambins !
Je n'oublie ni les professeurs ni les grands écoliers mais il est vrai que la rentrée scolaire rime, pour moi, davantage avec petites têtes blondes et grands cartables de pirate qui dépassent des épaules !

L'été a filé à une vitesse folle. Je l'ai à peine vu passer.
Avant-hier encore, les rues étaient recouvertes de blanc.
Hier à peine, je découvrais les premiers bourgeons des arbres de ma nouvelle ville.
Ce matin, je courrais sur la plage avec Minipouce et son Papa nous éclaboussait un énorme sourire aux lèvres.

Demain, il nous faudra de nouveau nous habiller chaudement et allumer les lumières pour lire l'histoire du soir.
Le tableau ainsi dressé laisserait trop facilement penser que seul l'été a ses charmes. Point de nostalgie néanmoins.
J'aime l'automne. Le printemps a offert tant de joyaux ici, à St-Pétersbourg, que mon impatience grandit de jour en jour voyant les jours raccourcir ( à une allure incroyable ) et le temps se rafraîchir ( bougrement ). Mon souhait est, tout de même, que les premières neiges ne soient pas si précoces que l'an passé et que l'automne ait droit de cité.

Les feuilles rousses jonchant les allées des parcs, les pommiers croulant sous le poids des fruits énormes, le soleil pâle frisant la cime des grands immeubles, les petits moineaux cherchant mes derniers petits morceaux de pain sec -avant l'année prochaine- sur le rebord de ma fenêtre ainsi que les écureuils que l'on régale de nos noisettes avant qu'ils semi-hibernent ( sous la neige, ils sortent tout de même, les sacrés gourmands ! ), font de cette saison l'une de mes favorites. Les odeurs, les couleurs sont une magnifique source d'apaisement. Tant le printemps égaie les esprits et nous transmet une forme de renaissance et d'énergie tant il est bon de savourer la fin de l'euphorie estivale ... avant l'année prochaine !
J'aime ce sentiment d'accomplissement et de saine fatigue. La fin de chaque saison nous accable de son lot de lassitude. Chacune est différente que l'on soit à la fin de l'été, à la fin de l'automne, à la fin de l'hiver ou à la fin du printemps. Selon nos activités, nos régions, nos humeurs, l'on savoure plus ou moins chacune d'elles, certaines d'entre elles. La rentrée de septembre marque le début d'un tas de chose pour beaucoup. La nouveauté pour certains, le renouveau pour d'autres, la même routine pour une majorité finalement. Tout est question d'individus. Quoiqu'ils en soit, les rythmes changent. Les rythmes individuels, les horaires en général ( de réveil, des diners, des couchers des enfants ) mais les habitudes prises durant l'été sont aussi peu à peu oubliées voire bannies du quotidien. L'on réintègre le cycle précédemment mis de côté, ou un autre, un plus adapté encore à cette nouvelle année qui nous réserve certainement encore de belles surprises et de beaux projets. Demeurent malgré tout cela l'optimisme et la curiosité.

Minipouce prépare doucement sa rentrée et rempli petit à petit son tout nouveau cartable. Ses premières fournitures sont achetées. Il entre en CP ! La classe des grands. Imaginez que l'année dernière j'osais à peine le laisser quelques heures par semaine à l'école américaine et que juin marquait sa dernière année de maternelle. En l'espace d'une année, il a appris à écrire, compter, parler avec un vocabulaire qui me surprend chaque jour et a grandi de plus de 7 cm ( dont 4 durant l'été ! ). Je vieillis ou le temps passe définitivement trop vite ? Rassurez-moi, svp.

Peu importe, je profite encore de lui et de nos journées ensemble durant encore quelques 7 jours. St-Pétersbourg organise le sommet du G20 cette semaine et c'est pourquoi, la ville risquant fort d'être paralysée par les allers et venues des chefs d'Etat, la rentrée de l'école française est reportée de quelques jours. Bien que ces moments avec Minipouce soient précieux et enrichissants, je ne vous cache pas que je décompte égoïstement ( quoique ... il est impatient aussi de retrouver ses copains ! ) les jours qui nous séparent de cette fameuse rentrée.
Les rythmes de chacun sont précieux. On en parlait. Il est bon que l'on reprenne nos marques. Il est bon de faire des choses pour soi et pas seulement et uniquement pour les autres. Il est bon de laisser s'installer un nouveau rythme.

Et si on commençait cette journée de rentrée par un bon petit-déjeuner ?





✿ La recette 

30g d'avoine décortiquée ■ 20g de graines de soja jaune ( concassées ou non ) ■ 20g de sarrasin ( pas de kasha ) ■ 1 grosse càs de petits flocons d'avoine ■ 1 càs de flocons de soja toastés ■ 1 càs de son d'avoine ■ 1 càs de graines de lin réduites en poudre ■ 1 banane à maturation ■ Lait d'amande ( entre 15 et 20cl selon la consistance désirée ) ■ 1 càc de coco râpé ■ 1 càc de vanille en poudre 1 filet de sirop de datte ( facultatif ) ■ 1 pincée de sel ( facultative ) ■ 1 abricot ■ 1 poignée de myrtilles


✿ Le déroulement 

■ La veille, laissez tremper l'avoine décortiquée, les graines de sarrasin et de soja dans un grand volume d'eau.
Rincez et renouvelez l'eau de trempage 2 ou 3 fois si possible.

■ Rincez une dernière fois l'ensemble et égouttez soigneusement.

■ Versez l'avoine, le sarrasin et le soja dans une petite casserole et ajoutez les flocons d'avoine et de soja toastés, le son d'avoine et les graines de lin moulues.

■ Incorporez le lait et laissez cuire le porridge à feu doux quelques minutes.
Retirez du feu. Couvrez. Laissez gonfler 2 à 3 minutes.

■ Déposez la préparation dans le bol du blender.
Ajoutez la banane en lamelles, le coco râpé, la vanille en poudre et la pincée de sel.

■ Mixez jusqu'à obtention de la texture souhaitée.

■ Servez avec quelques rondelles de banane, un abricot coupé en lamelles et une poignée de myrtilles.
Eventuellement, ajoutez un filet de sirop de datte ( de riz, d'agave, d'érable ) et un peu de coco voire une cuillère d'une purée d'oléagineux ( amande grillée par exemple ).

Selon moi, la banane et le lait d'amande apportent la douceur nécessaire et réconfortante attendue au petit-déjeuner, il est donc inutile de sucrer en sus.


Le porridge est définitivement mon petit-déjeuner de prédilection. 
Chaud. Froid. Cru. Avec ou sans gluten. Avec ou sans yaourt végétal, sirop de datte, d'agave ou de riz, graines de chia ou lin moulues mais quasi " obsessionnellement " avec du sarrasin. Des grains bruts ou de la kasha décortiquée. Peu importe. Le sarrasin est véritablement la céréale dont je ne me passe qu'exceptionnellement dans mon porridge. Une véritable addiction ! Rien que l'odeur à la cuisson et je trépigne d'impatience de servir mon bol ! Il m'en faut peu pour être heureuse et satisfaite de bon matin, penseront certains mais peu importe. J'assume ! Le porridge, c'est la vie !
J'ai découvert les flocons de soja toastés cet été. Je ne m'attendais absolument pas à cette texture et avoue avoir consommé intégralement mon sachet en un mois ( une autre recette, salée cette fois, sera proposée très prochainement avec ces flocons ) ! La saveur toastée est très agréable mais ce qui m'a le plus plus est en effet sa texture liante à la cuisson. Combinés aux graines entières de soja, ce porridge énergétique est simplement l'allié idéal d'une rentrée réussie. Non ?! Est-il utile d'ajouter qu'un tel porridge évite les grignotages de milieu de matinée et qu'il remplit on ne peut plus sainement l'organisme avant d'entamer une journée de course ? Je défie quiconque de me dire qu'il a eu faim avant la pause déjeuner en ayant avalé mon bol de porridge ! 
Quelques fruits encore de saison en accompagnement et un grand verre de jus ou de green smoothie frais maison et l'année peut commencer en douceur.
Attention, les bonnes habitudes sont faites pour être tenue ... jusqu'à la fin de l'année ;-)

A très bientôt mes gourmand(E)s **

Terrines-portions petits pois & miso brun


... du vert et du jaune pour ne pas oublier de savourer l'été qui file trop vite !

Je vous parlais de ma petite escapade en terre finlandaise l'autre fois et figurez-vous qu'à peine le sac posé sur le quai de la gare d'Helsinki, je surprenais des enfants à écosser des petits pois et se régaler apparemment joyeusement de ses petites billes vertes ! Vous saviez vous que l'on mangeait des petits pois crus ? Moi, non ! Que de jeunes chenapans le fassent m'a laissé sans voix l'espace d'une seconde ! Minipouce rechignant bien trop souvent sur une assiette de légumes verts, cuits, il va s'en dire, je n'imaginais pas que d'autres garnements puissent se régaler de légumes verts crus. 

Au fil des heures passées dans cette magnifique ville scandinave, je me suis aperçue que l'on vendait des petits pois à chaque coin de rue, ou presque. Les gens les achètent par litre ou demi litre ( il est noté " litre " et pas " poids " sur les étiquettes ) et les dégustent en marchant, comme on le fait avec un paquet de noix ou de fruits secs. Intriguant au premier abord, je me suis dit qu'il fallait que je goûte, vous pensez bien. Le tourbillon du " temps des vacances " fut tel que j'ai du attendre le quai de la gare et le chemin du retour pour satisfaire ma curiosité. Et bien ... c'est trop bon les petits pois crus ! 

Je suis donc revenue avec 1 litre de petits pois dans mes bagages et bien évidement, une fois passé l'enthousiasme et la gourmandise du moment , j'ai du me résoudre à trouver une autre fin à ces petites cosses ! Pas si difficile que ça en soi puisque Minipouce adore les petits pois-carottes. Enfin ... en conserve :-( 
A la réflexion, il me fallait bel et bien trouver une recette simplissime ( on est bien toujours en vacances, non ? ) et délicieuse qui vaille le coup d'utiliser ces énormes petits pois frais. Bingo ! A peine venais-je de flâner sur mon support favori ( Pinterest ), que la talentueuse Marie m'offrait son joli cadeau avec ses terrines de pois nouveaux à la menthe. Recette que j'avais aperçue en mars dernier lors de sa parution et que la magie des épingles a remis à l'honneur sur mon fil de lecture. Que le hasard fait parfois merveilleusement les choses, n'est-ce pas ?! Ni une, ni deux, j'écossais le reste de ma récolte et retroussais mes manches pour le diner. Une recette on ne peut plus rapide, sans trop de vaisselle à nettoyer ( je privilégie souvent ce point ! ) et sans aucun doute sublime en bouche puisque c'est Marie qui l'a faite ! Ses photos plus qu'alléchantes mettent de suite en appétit, vous avez remarqué aussi ?

Vous apercevrez les petits mains potelés de Minipouce qui, sans se régaler de mes terrines ( of course ), s'est éclaté à poser devant l'objectif de Maman ;-)


►  La recette
( pour 3 mini terrines )

■ 125g de petits pois frais ■ 10/15 feuilles d'épinard frais ■ 1 petite échalote ■ 1 càc d'ail des ours moulu ■ 1 càc de pâte de gingembre ■ 3 gouttes d'HE de menthe ■ 2 gouttes d'HE de coriandre ■ 2 gouttes d'HE de citronnelle ■ 1 càc rase de pâte de miso brun ■ 1 càs de sauce shoyu ■ 25 cl de crème de soja ( ou épeautre comme le préconise Marie dans sa version, de sarrasin pour une saveur chaude et réconfortante, ou simplement de riz ) ■ 1 càc d'agar agar ■ 1/2 càc d'arrow foot 1 càc d'huile végétale de votre choix Poivre 5 baies au goût ( à volonté ! )


►  Le déroulement ◀

1} Ecossez et faites cuire les petits pois 10 min à la vapeur.

2} Pelez et détaillez finement l'échalote.
Rincez les feuilles d'épinard. Egouttez-les soigneusement.

3} Dans une poêle légèrement huilée, faites revenir l'échalote puis incorporez les petits pois.
Remuez régulièrement.

4} Ajoutez l'ail des ours, le poivre, la pâte de gingembre puis la crème végétale, la sauce shoyu et enfin l'arrow root et l'agar agar. Mélangez soigneusement mais régulièrement.

5} Portez à ébullition 2 minutes environ puis hors du feu, incorporez les huiles essentielles et les feuilles d'épinard préalablement émincées grossièrement.
Remuez.

6} Mixez rapidement afin de conserver des morceaux de petits pois.

7} Remplir des moules individuels ou une petite terrine et réservez au frais 2h minimum avant de servir.

Marie précise qu'elles se conservent 48h, je veux bien la croire.
A la maison, Monsieur m'a clairement fait comprendre que je n'en avais pas fait assez. Je ne peux donc vous parler de conservation ! A fortiori, je vous conseille néanmoins de doubler les quantités. Ces petites choses se dégustent sans fin ( ou faim ) et sont parfaites à l'apéritif par exemple en cas d'invitation de dernière minute !


Je n'ai que peu modifié la recette initiale si ce n'est l'ajout de miso et d'huiles essentielles. Il m'est difficile de trouver de belles herbes fraiches à Saint-Pétersbourg. Je privilégie donc la qualité. Mes HE sont certifiées bio et ça me convient parfaitement ainsi !  Néanmoins, utilisez de la menthe, du basilic ou de la coriandre fraiches si vous en avez la possibilité ... et à volonté ;-) 
Que ma coriandre californienne me manque, tiens !

A très bientôt mes gourmand(E)s !




No bake chocolate & rasperry vegan " cheese" cake !



Je ne vais pas vous mentir mais en même temps je ne vous surprendrais pas en vous confiant qu'il n'y a pas la moindre trace de fromage et ainsi de matière animale dans ce gâteau ! Donc pour les inconditionnels du cheesecake NY, il va simplement falloir accepter de découvrir de nouveaux horizons et, confession pour confession, d'accepter de se régaler sans culpabiliser ! Le deal est plus attractif décrit ainsi, non ? ;-) Vous m'suivez les gourmand(e)s ?

Comme je l'ai annoncé dans mon précédent billet, il me tardait de réaliser ce joli gâteau tout cru ( ou presque, puisque j'en ai modifié l'un des ingrédients qui le rend aujourd'hui simplement " sans cuisson " -merci Erika pour tes précisions en matière de crudivorisme et de soja !- ) aperçu chez Rose Madeleine, l'experte ( parmi tant d'autres mais une sacrée pâtissière tout de même ! ) des recettes sucrées végétariennes mais aussi et surtout végétaliennes ( et ça, ça n'a pas de prix, croyez-en ma gourmandise ! ), et particulièrement ce gâteau là ( la ganache de couverture m'a simplement bluffé -moi qui suis une bille en pâtisserie, j'ignorais que quelques millilitres d'huile de coco et quelques grammes de cacao émulsionnés ensemble formaient une magnifique ganache- ! ) .
Il m'apparaissait si simple, si rapide et surtout si gourmand que je n'ai pu résister tant l'occasion le méritait. Pour rappel, il s'agissait du gâteau d'anniversaire de mon petit mari ;-) Je ne vous raconterais pas ma vie ici ( quoique vous en sachiez déjà pas mal, hein ?! ) mais il s'agit là du premier gâteau que je lui prépare depuis 3 ans. Explication : nous étions systématiquement séparés pour sa fête. Les vacances en France pour moi et le travail pour lui à San Francisco. Je ne citerais pas cette phrase qui vient à l'esprit de chacun en me lisant, mais oui, je conclurais simplement en disant qu'il est bien des gens plus privilégiés que d'autres en ce bas monde. Et j'en fais partie ;-) 
Depuis une année à St-Pétersbourg, nos retours en France plus fréquents, pas question de passer l'été séparés les uns des autres. Après 3 petites semaines ( c'est court 3 semaines, non ? ) de vacances en France début juillet ( diable qu'elles étaient chouettes et ensoleillées ces vacances au bord de l'eau ! ), l'été coule ainsi doucement sur les bords de la Néva.

Monsieur adore les framboises. 
Madame adore le chocolat. 
Monsieur craque très souvent sur un dessert au chocolat lorsque nous mangeons à l'extérieur alors que Madame oriente volontiers son choix vers un dessert frais et fruité.  Allez comprendre ! 
Histoire de faire de ce moment un pur délice pour tous ( Minipouce a regardé de loin et s'en est allé malgré son implication dans la préparation de la douceur ), les saveurs étaient toutes trouvées ( d'autant que nous célébrions aussi ma fête en plus de l'anniversaire de Monsieur -une autre raison de se faire plaisir !- ). 
Ce gâteau serait donc revisité à la mode cacao-framboise ! Initialement aux fraises ( maintenant au soja, ce qui lui ôte sa qualité crue, les graines de soja ayant préalablement subi une transformation par leur cuisson ), j'ai également ajouté quelques fèves de cacao cru comme vous avez pu le constater dans ma recette de barres, remplacé les noix de Grenoble ( que je ne trouve évidemment pas à SPb ) par des noix du Brésil, le sirop d'érable par du sirop d'agave ( pour la garniture et le glaçage ) et de datte ( pour la croûte ) et les fraises par du tofu soyeux et du yaourt de soja aux fruits sans oublier mon ajout d'une pointe de caroube dans la croûte également. Enfin, j'ai, par mesure de précaution ( je craignais tellement que l'appareil ne s'affaisse, ne coule, ne se tienne simplement pas ! ) incorporé un peu de gomme de guar et une pincée de xanthane ( je vous renvoie sur 2 liens vous expliquant ces 2 ingrédients -pour les plus curieux !- dans le détail de la recette ci-dessous ), toutes 2 des gommes d'origine végétale, il va s'en dire.

Les quantités mentionnées dans la recette de Rose Madeleine m'ayant permis de réaliser des barres énergétiques cacao-coco-caroube en sus de la croûte du gâteau, les proportions annoncées dans ma recette sont donc quelque peu différentes de la recette d'origine. A adapter donc selon le cercle à pâtisserie ou le moule que vous choisirez. N'étant que 2 autour de cette merveille et partant en weekend le lendemain, il était inutile de voir plus grand encore ( d'autant qu'une part suffit amplement à régaler n'importe quel gourmand -ce qui me fait vous dire que le gâteau se conserve très bien au congélateur si vous le ne dégustez pas entièrement- ). En effet, ce type de dessert ne se déguste qu'en très petites quantités et après un repas léger. Je pense pour ma part qu'il s'apprécie même encore davantage au goûter accompagné d'une tasse de thé.

Peu importe les considérations de taille, de parts et d'appétit, le résultat était au rdv et cela était bien l'essentiel ! 
Je vous laisse le constater en images ;-)



❦ La croûte 

Les ingrédients sont ceux de mes barres énergétiques. 
Les quantités sont donc à apprécier selon la taille de votre moule ( amovible ) ou cercle à pâtisserie.
La recette est ici !

❦ La garniture 
( pour un cercle à pâtisserie de 15 cm )

◆ 250g de tofu soyeux égoutté ◆ 100g de yaourt de soja aux fruits rouges ◆ 1 tasse de noix de cajou soigneusement égouttées et préalablement trempées 6h environ ◆ 1/4 tasse huile de noix de coco ( texture liquide ) ◆ 1 càs de vanille en poudre ◆ 2 càs bombée de sirop d'agave cru Keimling ◆ 1/4 tasse de cacao cru en poudre ◆ 1/2 càc rase de gomme de guar ( -facultative- pour son utilisation voir ici  ) ◆ 1/2 càc rase de gomme de xanthane ( -facultative- fiche technique ici )

L'utilisation de la gomme de guar et/ou de la gomme de xanthane se fait indifféremment selon moi. Cependant et malgré que l'on puisse utiliser invariablement l'une ou l'autre, l'une et l'autre aussi, l'on peut parfaitement la/les remplacer par 2g d'agar agar par exemple ( en cas d'allergie, d'intolérance notamment ). 
Notez que la recette initiale ne mentionne aucun ingrédient épaississant de quelque nature que se soit. Vous pouvez donc absolument faire la recette sans ( mes craintes ne sont certainement pas les vôtres ! je vous le souhaite en tous les cas ;-) et obtenir un résultat similaire.

1} La veille, laissez tremper les noix de cajou dans un grand volume d'eau.
Rincez, égouttez et séchez les noix.
Mixez.

2} Mixez ensemble le tofu soyeux, le yaourt, l'huile de coco, le sirop d'agave ainsi que les ingrédients secs.
Ajoutez les noix de cajou puis amalgamez l'ensemble une dernière fois en mixant quelques secondes à puissance moyenne.

3} Sortez le fond du gâteau du réfrigérateur et recouvrez-le de la préparation au tofu soyeux.
Lissez à l'aide d'une maryse.

4} Réservez au frais ( ou au congélateur pour une version glacée -qui permet également la bonne tenue- ) 4h minimum.

❦ La ganache craquante de couverture 

◆ 2 càs de sirop d'agave ◆ 2 càs 1/2 d'huile de coco ( texture liquide ) ◆ 2 càs de cacao cru en poudre

1} Emulsionnez le sirop d'agave avec l'huile de coco.

2} Ajoutez le cacao en poudre.
Fouettez à la fourchette quelques secondes jusqu'à obtention d'une belle ganache épaisse et homogène.
( C'est là que la magie des ingrédients a opéré et que je suis restée bluffée devant mon petit bol ! )

3} Une fois le gâteau " solide ", déposez la ganache au centre du gâteau.
Elle se repartira uniformément sur l'ensemble du gâteau.
Réfrigérez 10 min minimum avant la dégustation.

Pensez à décongelez le gâteau ( ou les parts désirées si vous ne consommez pas le gâteau entier en une fois ) au minimum 15 minutes avant le dessert ! Le résultat est parfait.

Merci Rose Madeleine pour ce magnifique gâteau et ta recette impeccable !


Inutile d'ajouter quoi que ce soit, si ce n'est qu'il va me falloir trouver une autre belle occasion de varier cette recette et ainsi me remettre à " pâtisser " un peu et surtout peaufiner les techniques en la matière. Le résultat final n'est pas le plus beau esthétiquement parlant mais croyez-moi qu'il est divin de le déguster en amoureux, les yeux dans les yeux ;-)

Le chocolat est bel et bien le plus merveilleux fédérateur de papilles ... surtout lorsqu'il est cru ;-) 
En effet, le chocolat cru ( et non le chocolat noir en tablettes communément connu et consommé ) possède de multiples propriétés nutritives comme répertoriées ici par exemple ou parfaitement expliquées par Ellen  mais encore par Mély dans cet article très complet également. Plus d'excuse donc, vous êtes donc incollables en matière de cacao cru !

Et encore merci Erika pour tes explications.
Ce gâteau n'est donc pas cru mais sans cuisson ;-)


A très bientôt pour une recette " green " !

Apéro bistrot ! { terrine 100% végétale ...


... châtaignes, champignons & noix au miso ! }


Je ne sais pas vous mais la charcuterie et moi, nous n'avons jamais vraiment été copines.
Autant j'ai su ( comme tout à chacun -ne vous cachez pas derrière votre semblant de bonne conscience, vous êtes démasqué(e)s et par la même occasion, je vous prierai de cesser de mentir, c'est pas beau, y'a des enfants qui lisent ce blog -Si ! Minipouce survole ... un peu ... oui, les photos, certes, je vous l'accorde, il ne sait pas lire ... mais ça va venir vite ... Soyez donc des parents exemplaires, respectueux et respectables surtout, honnêtes et tout le tutti, sinon fichez l'camp ! Je plaisante ! Restez surtout ! ) " profiter " ( pas certaine que ce soit le terme approprié mais en cas de " crise ", aux grands maux les grands moyens ) de la société de consommation par le passé, abuser parfois même, cependant le saucisson, les pâtés, les jambons et les boudins n'ont jamais trouvé en moi un écho très positif. 

J'émets un bémol à ce constat : la raclette. J'ai longtemps abusé pour le coup ( ah ... les soirées d'hiver autour d'une raclette, on s'en souvient comme si c'était hier -c'était hier ?!- ) de ce plat si réconfortant ( et délicieux, ne nous mentons pas -sauf pour qui n'aime pas le fromage fondu, bien entendu- ) en l'accompagnant d'un morceau de charcuterie en particulier : la viande des grisons ( et peut-être aussi le jambon de Parme ). J'adorais la puissante saveur de cette charcuterie qui se mariait si parfaitement pour moi à la douceur des légumes ( pommes de terre mais souvent carottes -j'ai encore plus aimé la raclette lorsque j'ai décidé de la présenter avec des légumes d'hiver- ) et le fromage filant à n'en plus finir !

" Trop gras et trop salé ". Oui. On le dit. On le sait. C'est un constat indubitable. 
Néanmoins, le corps répond à certains signaux et se montre souvent moins coopératif et compréhensif. Il est parfois même très obtu le Monsieur. 
Le cerveau à d'autres. 
Le 3è Moi ( j'en ai 2 autres, pas vous ?! ) oblige aussi de temps à autre à baisser sa garde et à plier. Il en va de notre santé morale. Ah ! Ces fichues émotions ! Elles nous rendent dingues parfois et nous en font voir de belles. 
Mais une erreur est si vite oubliée, pas vrai ?! Certes, il y a celles ( ceux s'en fichent le plus souvent ) dont le discours de Sainte-Nitouche-qui-s'la-joue-j'mange-que-des-produits-verts-et-sains-et-qui-ne-font-pas-grossir trouvant toujours trop grand son jean taille 34 et s'offusquant de nous voir commander une grosse assiette débordante de fromage coulant et de jambons en tous genres, tourne en boucle ! 
Je caricature ( quoiqu'il en existe -je lis, tout comme vous, de ces choses parfois, hein ?- ) mais, bien que nous privilégions toutes et tous une alimentation des plus saines et équilibrées ( vous confirmez ? ), sans trop de gras ( mais des bons ) ni trop de sucre(s) ( non raffiné(s) ou des substituts végétaux divers ), il est humain, normal et tout à fait raisonnable de céder à quelques écarts ( la barre est plus ou moins haute selon les cas ) de temps en temps. 
Il est bon d'écouter son corps, de répondre à ses envies, de se faire plaisir, naturellement. Loin de moi le cliché tant répandu du " il n'y a pas de mal à se faire du bien ", cependant, je reste persuadée ( et je m'applique cette maxime ) que la frustration ne trouve aucune réponse positive à longs termes sur notre organisme. A trop privilégier une catégorie d'ingrédients, on en délaisse une autre, l'on est plus ou moins carencé(e), plus ou moins heureux/se, plus ou moins fier(e) de son poids et de son apparence physique, l'on en devient aigri(e), frustré(e), malheureux(se ) et notre corps nous le fait savoir. 

Inutile de se créer des maladies, psychologiques ou non, ( l'on est bien à même, de part l'environnement qui nous entoure et dans lequel nous évoluons, d'être malade, d'une vraie pathologie, inhérente à notre mode de vie alimentaire ), de suivre une " mode " de régime alimentaire ( je pense à différents régimes - je viens d'apercevoir le dernier en date sur Nutri Naturel notamment-, aux noms plus ou moins évocateurs et connus de chacun(e), toujours plus improbables et effrayants et qui n'alertent pas le consommateur potentiel, des régimes stricts, dissociés, basés sur la consommation unique d'un aliment ou d'une catégorie d'aliments ), a fortiori, à quelques heures du printemps, simplement pour être " potable " ( pardonnez mon langage cru ) en bikini l'été prochain. 
L'on ne devient pas " potable " en quelques semaines. On l'est avant, pendant et après l'été. Non pas sur la base des diktats imposés par la société de consommation mais parce que l'on est soi-même bien dans ses baskets. Avec un kilo de moins que la " recommandation " ( rapport taille/poids ) l'exigerait, avec 2 kilos de plus que ce que l'on souhaiterait, avec 10 kilos à perdre depuis 20 ans mais avec lesquels on est à l'aise et simplement heureux. 
L'on apprend pas à " manger bien " pour quelques semaines et pour se camoufler dans sa doudoune à l'hiver suivant parce que l'on aura " oublié " ( on aura souvent trouvé fatiguant, compliqué, inintéressant du point de vue gustatif par manque d'informations, de diversité, etc de manger " mieux ", simplement bien, selon les exigences de son corps ) les bienfaits ( ils sont indéniables, ne vous sentez-vous pas en pleine forme, fier(e) et serein(e) lorsque vous préparez une assiette riche de bonnes et belles choses, équilibrée et gourmande ) apportés par ses quelques jours ( a contrario, certain(e)s ne peuvent pas " tenir " davantage avec un véritable régime restrictif et c'est bien la conséquence redoutée de l'effet yo-yo qui se produit, dévastateur et peu valorisant puisqu'il renvoie à un véritable constat d'échec ), ses quelques semaines d'une alimentation pourtant plus saine et équilibrée que celle que l'on imposait auparavant à son corps.

Manger sainement ne veut pas dire être longiligne. L'on sait que le poids est aléatoire et qu'il dépend de bien des paramètres autre que celui de l'alimentation parfois ( cependant, certaines études -c'est pas moi qui le dit > cliquez ici- sur le végéta*isme semblent indiquer une perte de poids certaine et une constance dans le temps, ce que je ne manque pas de vous placer, vous l'aurez remarqué ! ).

Le " régime " ( non restrictif -je précise que l'absence de viande, de poisson, d'oeufs, de produits laitiers, de miel, etc dans une alimentation végétalienne n'est pas la marque d'une privation dans le but de maigrir notamment et encore moins dans le but de se priver de jouir des bonheurs de la table -je ne me suis jamais tant régalée que ces derniers mois et je ne le précise pas ici pour vous appâter et produire un discours cohérent qui vous ferait penser " qu'il fait bon vivre au pays des Bisounours "- ) végéta*ien est, j'en suis convaincue, la réponse à de multiples crises, fléaux, maladies de notre siècle. Tout est lié. Tout n'est qu'engrenage. Tout est très logique. Beaucoup en sont conscients. Tout le monde croit connaitre la/les solution(s) mais ne l'applique pas, ne les applique pas, ne s'en donne simplement pas les moyens. Si seulement le Monde ne tournait pas autour des dollars ...

Réalisé avec mes dernières châtaignes ( je ne me lasse pas de les intégrer à mes petits plats -j'ai réussi à quitter les courges, il y en a encore sur mes étals - ), libre à vous de réaliser cette terrine avec ou non, mon pâté végétal offre des tas d'alternatives. Si vous n'aimez pas les champignons, choisissez le ou les légumes qu'il vous plaira. Un légume davantage de saison peut-être, cependant sachez que le duo châtaigne-champignon est véritablement très proche, en bouche, de la saveur carnée. Vous pourriez peut-être même faire croire à n'importe quel mangeur de viande que cette terrine en contient ! Ainsi, le plan est tracé mais rien ne vous empêche de dessiner des routes secondaires et de vous faire plaisir.


⊱ La recette 
( pour une terrine, soit 4/6 pers )

- 100g de tofu ferme ( fumé de préférence ou nature + sauce soja ou tamari par ex )
- 200g de tofu soyeux
- 200g de châtaignes rincées, égouttées puis cuites ( en conserve ou sous vide )
- 10 gros champignons de Paris épluchés, rincés et cuits
- 1 càs d'huile de noisette
- 1 tige d'oignon vert
- 1/2 petit oignon jaune
- 1 dent d'ail
- 1 belle càs de sauce tamari
- 1 càc de miso jaune
- Sel ( facultatif -normalement la terrine est salée de part le miso et la sauce tamari ) & poivre au goût
- 1 càc bombée d'agar-agar
- 40g de noix décortiquées
- Graines de sésame noir et de courge ( facultatives )



 Le déroulement 

1- Rincez et égouttez les châtaignes puis " tapez-les " avec les champignons pelés et émincés finement dans le bouillon de champignon porté à ébullition durant quelques minutes.
Egouttez et réservez.

2- Dans une poêle légèrement huilée, faites revenir les oignons vert et l'oignon jaune, l'ail puis incorporez les champignons et les châtaignes.
Versez la sauce tamari.
Poursuivez la cuisson quelques minutes.

3- Dans un saladier ( ou au mixeur ), écrasez le tofu ferme ( fumé de préférence ou nature avec de la sauce tamari ) à la fourchette puis ajoutez le tofu soyeux.
Fouettez énergiquement.

4- Ajoutez la cuillère d'agar-agar puis incorporez immédiatement le mélange des tofu(s) à la poêlée de châtaignes. Mélangez sans cesse pendant 2 min environ en ajoutant le miso.
L'appareil épaissit légèrement.

5- Transférez le pâté dans le bol du mixeur.
Poivrez à votre convenance ( goûter avant l'ajout de sel, normalement pas nécessaire ).
Procédez à autant de pulsations que nécessaire selon vos goûts ( plus ou moins lisse, plus ou moins de morceaux, plus ou moins gros ).

6- Incorporez les noix décortiquées ( idem, cassez des moraux de la aille que vous souhaitez ).

7-Huilez ( j'ai déposé un film alimentaire dans le fond de ma terrine ) et versez le mélange dans la terrine.
Déposez quelques demies noix sur le dessus de la terrine et parsemez de graines de sésame noir et/ou de courge ( facultatif ).

8- Réservez au frais une heure minimum avant dégustation.



J'avais initialement repéré la recette de pâté végétal chez Linda Louis dans son ouvrage Châtaignes aux éditions La Plage ( ouvrage dont je vous ai déjà parlé dans de précédents billets ) sans me l'être accaparée. L'appréhension du terme, tout simplement, je pense. Comme précisé plus haut, le pâté, avouons-le, c'est pas très glamour ! J'étais attirée par la présence des châtaignes, qui sont dans la recette initiale, le seul fruit ( associé à un légume, par erreur, pour beaucoup ) présent et dont dépend par conséquent la composition et la tenue de la terrine. C'était sans compter la publication d'un nouvel article sur la toile ...
Marie a en effet fini de me convaincre. Sa recette, ensuite reprise par Marion notamment ( il existe très certainement bien diverses autres adaptations tellement celle de Marie est alléchante ), est un véritable petit trésor. Monsieur n'a cessé de tarir d'éloges lors de sa dégustation !

J'ai toujours trouvé les pâtés traditionnels terriblement indigestes, je vous l'ai confié. Cette version est non seulement légère ( saine, bien entendu ) mais simplement à se taper les fesses par terre ! Sa texture est parfaite, entre fermeté ( elle se tient très bien à la découpe ) et souplesse ( les petits morceaux restent onctueux, la châtaigne fond sous la dent ). Ses saveurs divines. Et ce qui n'enlève en rien à cette merveille, c'est qu'elle est ultra rapide à réaliser ! En moins de 20 min, le pâté est dans sa terrine. Patientez une bonne heure avant de le déguster tout de même ( j'ai préparé le mien la veille ) mais sachez qu'en cas d'imprévu, ça peut marcher et surtout agréablement séduire et convaincre vos invités.


A très bientôt.